Historique

 

 

Notre histoire

 

 

Aux prémices du XX° siècle et plus encore après la première guerre mondiale et l’hécatombe subie par nos familles, l’idée de resserrer les rangs en regroupant celles-ci - dans un « but d’authentification de la vraie noblesse et d’entraide entre ses membres » - s’est imposée.

De nombreux travaux en témoignent, tels qu’on peut les retrouver dans différentes archives: il faut souder la noblesse pour en faire un seul corps, respectueux de ses traditions, sans esprit de vanité « pour se souvenir et s’adapter ».

 

Mais il faut attendre le tout début des années trente pour que se concrétise ce projet.

Le comte Olivier Costa de Beauregard, le marquis Dugon son gendre, le comte de Neufbourg et le comte Olivier de Sugny seront les principaux fondateurs de cette nouvelle association, sans oublier le marquis de Kernier, le vicomte de Marsay, le comte de Roton, le marquis de Valous et quelques autres…

« Œuvre de justice, car nous désirons que le vrai et le faux cessent d’être confondus ; Œuvre de charité: appui moral, secours financier pour éviter la chute de nos familles »

Le 13 mars 1932 une assemblée constitutive de 105 personnes se réunit, les premiers statuts sont étudiés et votés, un Comité provisoire de 17 membres est élu.

En date du 29 octobre 1932 création officielle de l’A.N.F. : les statuts de l’Association d’entraide de la Noblesse Française sont déposés à la Préfecture de Paris, association régie par la loi de 1901, enregistrée sous le numéro 169.890 (J.O. 22 novembre 1932).

Peuvent se mettre en route d’une part l’étude exigeante des preuves de noblesse d’autre part l’entraide qui, dès l’origine, est active et multiple.

 

En janvier 1933 paraît le premier bulletin trimestriel (nous en sommes au numéro 307) et le 27 janvier 1934 est élu le premier président, le duc de Lévis Mirepoix.

L’association s’étoffe et amplifie son action: prêts, bourses, aide à l’emploi, vestiaire… Pour trouver des fonds il y a les cotisations, les dons, des soirées de gala, des loteries…

 

Au commencement de sa vie, l’A.N.F. est sans domicile fixe et s’installe chez l’un ou l’autre: square Henry Paté, avenue Théodore Rousseau, boulevard Haussmann…; en avril 1939 elle loue un local avenue du Coq où elle restera jusqu’en décembre 42 pour s’installer quelques maisons plus loin rue Saint Lazare.

 

Durant la guerre, l’A.N.F. va continuer son œuvre tant à Paris qu’en province, avec un bureau provisoire chargé de maintenir son action, mais le bulletin trimestriel ne paraîtra pas de 40 à 46, remplacé par une feuille de liaison.

 

En 1948, sous l’impulsion de quelques-uns, va poindre l’idée d’un rapprochement entre les noblesses d’Europe et d’un rassemblement des jeunes nobles. Ces projets vont déboucher en 1956 avec la création de la J.N.F. et en 1959 avec celle de la CILANE (commission de liaison des associations des noblesses d‘Europe).

 

L’A.N.F., quant à elle, a dépassé les 1000 familles (en 1953) et, pour la première fois, va être chez elle: en 1958, grâce à la générosité de ses membres, elle acquiert le 3° étage du 9 rue Richepanse.

 

Poursuivant son développement, elle va créer dès 1962 des comités locaux, décentralisation précoce permettant une entraide plus ciblée.

 

Elle reçoit le Congrès de la CILANE, à Paris, en 1965.

 

Désireuse de pérenniser son action, l’A.N.F. dès ses débuts avait songé à demander la reconnaissance d’Utilité Publique: pour ce faire, les statuts de 1932 avaient subi quelques modifications mineures en 1937 et 1943.

Le projet originel prend corps à l’assemblée générale de 1964 qui donne pouvoir au Président pour effectuer les démarches nécessaires.

Mais c’est un nouveau Président, le Prince Guy de Polignac, élu par le Conseil en 1966, qui concrétise les choses.

Le 29 juillet 1967, l’A.N.F. est reconnue d’Utilité Publique par décret paru au J.O. du 3 août. De nouveaux statuts et un règlement intérieur sont votés. Une déclaration solennelle faite par le Président à l’assemblée générale de 1968 réaffirme les principes de filiation « par mariage indissoluble » tels que voulus par nos fondateurs.

L’A.N.F. poursuit son œuvre et le nombre de ses membres s’accroît.

 

En 1982 création des groupes de jeunes ménages et de célibataires, achat d’une partie du 2° étage de la rue Richepanse; organisation du Congrès de la CILANE en Avignon; publication du premier annuaire « A.N.F. 82 » …

En 1988 le Conseil porte le marquis de Vogué à la présidence de l’association ; il instaure le Prix A.N.F. littéraire destiné à mettre en lumière les valeurs que l’A.N.F. défend. En 1997 il charge une Commission d’éthique d’étudier les grands principes de la noblesse.

Cette même année 1997, le Conseil élit le marquis de Dreux Brézé président.

En 1998 un projet de déménagement est repoussé par l’assemblée générale et des problèmes se font jour quant aux règles d’admission, certains souhaitant remettre en cause les règles fondatrices; les Assemblées Générales en 1999 et 2000 leur donneront tort en confirmant les principes originaux.

En 2000 le comte Anne François d’Harcourt est élu président; il redonne unité et cohésion à l’A.N.F. qu’il va pacifier.

Puis Monsieur de Saint Pulgent lui succède en 2002 et perpétue la stabilité.

L’A.N.F. achète en 2005 une partie du 1° étage de la rue Richepanse (devenue, depuis 2002, rue du Chevalier de Saint George) et échange son 3° contre le second. Elle dispose dorénavant d’un beau salon et d’espace pour ses bureaux.

En 2008 l’A.N.F. solennise son 75° anniversaire par la publication d’un ouvrage; elle organise à cette occasion le XVIII° congrès de la CILANE en recevant plus de 900 personnes à Versailles et à Breteuil.

En 2015, Monsieur le Duc d’Uzès est élu à la présidence de l’association à qui il souhaite donner plus de visibilité. Pour ce faire, il instaure le prix A.N.F. Entreprendre - récompensant une jeune entreprise fondée par un membre d’une famille noble et respectant nos valeurs –, un prix A.N.F. Excellence - pour aider un jeune noble dans des études de haut-niveau, et un prix-patrimoine.

 

Garante de l’authenticité de la noblesse française et de l’application du droit nobiliaire, l’A.N.F. est reconnue comme interlocuteur incontournable. Elle est fréquemment consultée; ses dossiers de preuves sont soigneusement archivés.

 

L’entraide matérielle s’est développée au cours des ans, les différents secteurs se sont étoffés et modernisés, mais il est remarquable de voir la prescience de nos fondateurs car presque toutes ces activités existaient dans leur principe depuis l’origine ! Elles ont été reprises, réactualisées, rénovées, « revisitées », élargies mais, le plus souvent, avaient été pensées dès la création de l’association.

 

L’entraide morale se traduit par l’aide que l’A.N.F. apporte à ses membres pour la protection et le respect de la famille, du nom, des valeurs morales et spirituelles et de ses racines chrétiennes.

 

Un site dédié (www.anf.asso.fr) lui permet une ouverture sur le monde extérieur et la possibilité de faire mieux connaître tant son essence même que ses activités.

 

Par ailleurs, gardienne du nom et de l’histoire de la noblesse et conservatrice de ce patrimoine, l’A.N.F. possède une bibliothèque de près de 5000 volumes, recensés sur fichiers papier et informatique, spécialisée dans les ouvrages concernant la noblesse, l’héraldique, la généalogie, acquis ou offerts par nos membres ou les auteurs eux-mêmes.

 

Elle a également édité des « recueils des personnes ayant fait leurs preuves » et des annuaires de ses membres.

Outre son bulletin trimestriel, l’A.N.F. a publié des numéros spéciaux:

1989: la noblesse et la révolution;

1992: la noblesse et le catholicisme social ;

1993: en mémoire de 1793;

1994: mémorial 39-45;

1997: les associations de famille;

2008: livre du 75° anniversaire;

2008: actes du congrès de la Cilane.

2016 : tiré à part du bal du 9 avril 2016

Et en 2004 un important ouvrage: l’Armorial de ses membres.

 

Afin de prévoir et organiser son avenir elle a lancé en 2010 une vaste enquête sur les perspectives de l’A.N.F. en 2020: celle-ci a eu une large audience.

 

L’A.N.F. a reçu depuis l’origine 14 327 personnes représentant 2 501 familles ; elle compte en 2019 plus de 6 650 membres.

 

Aujourd’hui comme hier la noblesse revendique l’honneur de servir.

Comtesse Francisque des GARETS

Octobre 2012, mise à jour novembre 2020.


Voir aussi « Histoire de l’A.N.F. » par Olivier de Sugny 1992